Les jardins ouvriers sont souvent considérés comme des bastions de jardiniers d'un autre âge. Gérés de façon rigoureuse et austère, certains sont en train de péricliter. Alors que d'autres, plus créatifs et plus dynamiques, connaissent un succès extraordinaire L'expérience vécue par Patrick montre qu'il n'est jamais trop tard pour faire évoluer les mentalités.

Haut-Rhin, Alsace, par un beau jour de mai 2002.

Aujourd’hui, ça y est, on vient de me le confirmer : je suis enfin devenu l’heureux locataire d’une parcelle de terre de 220 m2… dans les jardins familiaux de notre petit village. J’en avais tant rêvé…

Pourtant, une fois sur les lieux, quelle ne fut ma déception !!
C’est donc cela que l’on m’a alloué ?? Cette … bande de terrain, tout en longueur, en forme de cuvette ?? Truffée de mauvaises herbes, de cailloux et autres détritus ??

De plus, qu’ est ce que c’est ce règlement ?… qui interdit toute clôture de séparation entre parcelles, quelle qu’elle soit, hormis deux fils de fers tendus sur des poteaux ? Interdit aussi, la cabane qui fait pourtant le charme désuet des jardins ouvriers. Interdit, plus de 15% de surface engazonnée, interdit ceci, interdit cela…

Je n’ai certainement pas loué un jardin « prison » où tout doit répondre à des normes, des règles strictes !!!

Ce que je souhaite, c’est un jardin où je me sente bien, comme chez moi. Où je peux jardiner, cultiver mes légumes sans avoir à obéir à des règles d’une autre époque ! Ce n’est pourtant pas demander la lune, non ?

De plus, pour couronner le tout, l’alignement des jardins, plat comme la main, fait réellement penser à un « jardin concentrationnaire » uniforme, lisse, monotone. En un mot, moche.

Qu’est ce que c’est qu’un jardin ouvrier ? CLIQUEZ ICI POUR VOIR L'ARTICLE

Ce jour-là, j’ai bien failli renoncer. Le coup de cafard n’a duré qu’un instant, fort heureusement.

Mais c’est à ce moment que j’ai fait le pari de créer un jardin qui sorte complètement des normes, tout en restant dans les limites du toléré. Autrement dit, contrer l’autorité … en marchant sur des œufs.

Plus vite dit que fait !!
Encore fallait-il trouver l’ idée et surtout se dépêcher de cultiver. On était déjà mi-mai, rien n’était planté, et le terrain toujours en friche.

Plusieurs longues soirées sur Internet et le nez dans les bouquins/revues de jardinage ont été nécessaire avant que cela ne fasse « tilt » puis l’idée a jailli et s’est imposée très naturellement :
Un jardin de curé, voilà ce que sera mon jardin.

Késako, un jardin de curé ? CLIQUEZ ICI POUR VOIR L'ARTICLE et LE JARDIN DE PATRICK


© Les textes et photos sont propriétés de leur auteur. (IL EST INTERDIT DE LES COPIER SANS L'AUTORISATION DE CE DERNIER).
Pour tout renseignement veuillez contacter le webmaster.

ImenuImon jardinIjardins en FranceIdictonsIjardinez avec la luneIrubriquesIoiseauxIforumIastucesI
Ilangage des fleursIconfituresIcaverne de CathyIassociationIpartenairesIréférencementsIliensIlivre d'orI

Planete-Virtuelle